Guide · les bases

SPF, DKIM et DMARC expliqués simplement

Trois réglages techniques empêchent qu'on envoie de faux emails en votre nom, et aident vos vrais emails à arriver en boîte de réception. Voici ce qu'ils font, sans jargon.

Le problème : n'importe qui peut écrire « de votre part »

Dans le protocole des emails, l'adresse de l'expéditeur n'est pas vérifiée par défaut. Un escroc peut envoyer un message qui affiche direction@votre-entreprise.fr à vos clients ou à votre comptable, par exemple pour demander un virement. SPF, DKIM et DMARC servent à permettre au destinataire de vérifier que le message vient bien de vous.

SPF : la liste des expéditeurs autorisés

Le SPF est une liste publiée dans le DNS de votre domaine : « seuls ces services ont le droit d'envoyer des emails avec mon nom de domaine ». Le serveur qui reçoit un message compare l'expéditeur réel à cette liste.

La fin de la ligne compte : -all signifie « refuser tout le reste », ~all « considérer comme suspect », +all « tout le monde est autorisé » (à ne jamais utiliser).

DKIM : la signature du message

Votre messagerie signe chaque email avec une clé secrète. La clé publique correspondante est publiée dans votre DNS, ce qui permet au destinataire de vérifier deux choses : le message vient bien de votre messagerie, et il n'a pas été modifié en route. Les clés trop courtes sont plus faciles à attaquer : une clé RSA de 2048 bits est aujourd'hui le standard à viser.

DMARC : la consigne en cas d'échec, et les rapports

SPF et DKIM vérifient, mais ne disent pas quoi faire d'un message qui échoue. DMARC le précise : p=none (ne rien faire, seulement surveiller), p=quarantine (mettre en spam), p=reject (refuser). Il permet aussi de recevoir des rapports sur qui envoie des emails avec votre domaine.

Par où commencer

  1. SPF avec ~all, en listant votre messagerie et vos autres services d'envoi (newsletter, facturation).
  2. DKIM, activé depuis l'administration de votre messagerie.
  3. DMARC en p=none avec une adresse de rapports, pendant quelques semaines.
  4. Quand les rapports ne montrent que vos expéditeurs légitimes : p=quarantine, puis p=reject, et -all dans le SPF.

Passer directement à reject sans surveillance est le piège classique : un service d'envoi oublié verrait ses emails bloqués.

Les erreurs fréquentes

Vérifier votre domaine

Le vérificateur email lit ces trois réglages, vous donne une note et la liste des corrections, avec les valeurs à copier. Pour appliquer les corrections : guide OVHcloud ou guide Cloudflare.